"Les émotifs anonymes" de Jean-Pierre Améris

Publié le par Arno

http://medias.jds.fr/article/29165/les_emotifs_anonymes_en_avant_premiere_300.jpgJe sombre...

Quand on vous dit que la vie de couple est remplie de compromis, on oublie de préciser que certains de ces compromis sont de véritables tortures.

 

La dernière en date, ça a été d'aller voir "Les émotifs anonymes" avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde. Enfin... j'y suis pas allé avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde. J'y suis allé avec Natacha. Mais dans le film, il y avait... ceux que j'ai déjà cité deux fois.

Donc l'histoire : Angélique et Jean-René sont des émotifs. Comme le titre du film l'indique. Et ils se rencontrent. Ils se rapprochent. Mais c'est pas facile quand on est émotif. D'où la comédie. Vous voyez le truc ?


La bande-annonce pour mettre des images sur ce résumé :

 

 

Bon alors que dire de ce film ? Tout simplement que c'est à chier. Arguments...

Vous reprendrez bien un peu d'Amélie Poulain

 

C'est curieux de voir, tout le long du film, Isabelle Carré habillée toujours pareil avec son long manteau vert et sa grande écharpe rouge. D'ailleurs, c'est curieux de voir les couleurs rouge, vert et jaune dominer autant dans ce film. C'est également curieux ces décors genre années 30 dans l'entreprise où Angélique travaille.

 

A tel point que très rapidement, on ne peut s'empêcher de penser à l'atmosphère des films de Jean-Pierre Jeunet en général et à Amélie Poulain en particulier.

 

Et ça, ça rend un peu mal à l'aise. Parce qu'on sait pas trop comment prendre ça. Soit le réalisateur rend hommage à Jean-Pierre Jeunet, soit il pense utiliser les mêmes ingrédients pour nous servir sa soupe.

 

Plus on avance dans le film et plus on a tendance à penser à la seconde possibilité.


Une histoire qui tient pas la route

 

Le film est une succession de situations supposées amusantes avec des personnages dont la cohérence n'était clairement pas la priorité. Du coup, on ne comprend rien à leurs comportements qui semblent dictés dans le seul but de faire avancer l'histoire des deux personnages principaux. Et malgré ça, les personnages principaux ne sont pas cohérents non plus.

 

Bref, très rapidement, ça devient désagréable parce qu'on s'imagine le réalisateur, en train de monter son film en se disant "Bah c'est bon, ça passera, si les gens ont gobé ce que j'ai raconté jusqu'à présent, ils goberont la suite".

 

D'ailleurs, les scènes les plus grotesques sont effectivement à la fin. Comme celle où les employés de la chocolaterie, passifs jusque-là, se solidarisent soudainement pour aider leur patron à vaincre sa timidité maladive, ou bien celle encore où un des participants des réunions des émotifs anonymes déclare à Angélique, après qu'elle ait annoncé qu'elle ne veut pas de Jean-René, qu'elle ne doit pas gâcher sa vie comme il a gâché la sienne. On sait pas d'où il sort ce mec, on ne connaît ni son passé, ni sa complicité avec Angélique. Mais paf ! Il sort sa réplique. Et elle convainc Angélique.


Bon... on va quand même terminer sur une chanson sympa. "Big Jet Plane" de Angus and Julia Stone, qui est la chanson du générique de fin et qui donne au moins une petite mélodie sympa en quittant la salle :

 



Et maintenant que je me suis bien lâché, je peux quand même reconnaître que j'ai souri 3 ou 4 fois pendant le film. Et puis Benoît Poelvoorde, quand il en fait pas des tonnes, s'avère être un bon acteur.

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Kevin 21/01/2011 09:26



en tout cas y a des petites vidéos à vocation "virale" qui ont été mises en place autour de ce film : http://www.jean-rene.be/


 


pas de quoi tomber par terre, mais c'est plaisant (peut-être plus que le film que je n'ai pas vu) et ça nous rappelle les bons exercices de M. Manatane !



Arno 24/01/2011 23:27



Effectivement, pas de quoi tomber par terre. Et on est loin de l'humour caustique de M. Manatane ! Mais merci pour ce lien, j'étais passé à côté