Katie Melua : Nine millions bicycles

Publié le par Arno

Aujourd'hui, je m'essaie à la critique musicale avec une petite analyse de texte d'une chanson qu'elle nous a tous fait très plaisir dans les oreilles. J'ai nommé.... je recopie pas, c'est déjà écrit dans le titre !
 
 
Donc voilà, le clip reproduit pas directement le sens des paroles. Ben non, c'est plein de métaphores. Donc dans le clip, elle glisse comme une conne et c'est pas parce qu'elle est couchée sur une pente avec le cul beurrée, nan. Je le pensais moi aussi au début mais nan, c'est pas ça. C'est après avoir bien écouté les paroles qu'on pige un peu la situation. En fait, elle glisse, et elle glisse dans quelle direction ? ben vers le bas ! Parce qu'elle était montée bien haut et puis pfout ! maintenant, elle descend. Mais attention, elle descend pas avec des youpi ! youpi ! Nan, elle descend avec un sentiment qui est expliqué par les paroles.
 
Il faut donc imaginer la scène suivante. On a la charmante Katie Melua avec son keum. Bon, bien sûr, ils sont au pieu et le keum, on peut pas dire que sa dernière prestation au plumard va laisser des traces dans les annales. Donc forcèment, il a les boules. Il doit faire la gueule dans son coin parce que sans déc', 2 min, c'est vraiment pas long. Et il se dit "c'est par avec des coups de 2 min que je vais la garder c'te fille-là". Et là, la toujours fraîche Katie (normal, après 2 min, c'est toujours un peu frais), on l'imagine s'approcher de son keum, poser sa main sur son épaule et lui sussurrer le truc suivant pour le rassurer au sujet de son amour.
 
There are nine million bicycles in Beijing
That's a fact,
It's a thing we can't deny
Like the fact that I will love you till I die.
 
Forcèment, le keum, il pige pas trop le délire de la nana. Normal, il est comme un gros naze avec son truc tout mou et les vélos à Pékin, il s'en tape un peu, et en plus il voit pas le rapport entre 9 millions de vélos et son amour qu'elle prétent avoir pour lui. La Katie, elle voit bien que son keum il est pas convaincu, alors elle laisse tomber les vélos et elle tente une autre métaphore.
 
We are twelve billion light years from the edge,
That's a guess,
No-one can ever say it's true
But I know that I will always be with you.
 
Là, le keum, il culpabilise. Si Katie dit des conneries pareilles, c'est à cause de lui. C'est la frustration qui fait suite à sa pathétique prestation. Normal. Donc il balise grave. Les préliminaires. C'était ok. De toute évidence, elle commençait à partir loin et il avait pour ambition de lui retourner la tête complet. Et puis on passe aux choses sérieuses avec l'essorage de la chaussette et là, pffft. Plus rien. C'est fini. Rentrez chez vous. La Katie, forcèment, avec sa tête à moitié retournée, elle se retrouve toute seule avec des visions big bangesques. Mais elle redescend progressivement sur terre et elle reconnait qu'elle est allée un peu trop loin. Nouvelle tentative pour rassurer son keum qui est à deux doigts de se la manger.
 
I'm warmed by the fire of your love everyday
So don't call me a liar,
Just believe everything that I say
 
Ok, c'est bien tenté. Là, elle se ressaisit. C'est indéniable. Elle sort les trucs classiques mais j'imagine que c'est sympa de les entendre dans ces moments-là. Et puis soudain, c'est le retour d'acide.
 
There are six billion people in the world
More or less
and it makes me feel quite small
But you're the one I love the most of all
 
Et voilà, elle remet ça avec ses délires numériques. Elle part sur les 6 milliards de paumés sur terre. Bon, elle reconnaît qu'elle est pas au courant de la dernière estimation de la population mondiale. Donc elle donne une approximation. C'est d'ailleurs tout à son honneur, sauf que ça laisse sous-entendre qu'elle est plus certaine des 9 millions de vélos à Pékin que des 6 milliards de connards sur terre... C'est quand même troublant. Bref, elle a vraiment une félure dans le casque c'te fille. Et elle continue.
 
We're high on the wire
With the world in our sight
And I'll never tire,
Of the love that you give me every night
 
Donc après ça, on comprend que l'on interdise les drogues dures. On a du mal à la suivre la Katie. Elle est mignonne avec les bouclettes mais putain c'que c'est pas facile de piger dans quelle direction le vent fait tourner ses neurones. Et elle finit son keum encore avec les vélos pékinois.
 
There are nine million bicycles in Beijing
That's a Fact,
it's a thing we can't deny
Like the fact that I will love you till I die
And there are nine million bicycles in Beijing
And you know that I will love you till I die!
 
Ben on en a bien soupé des vélois pékinois ! Y'en a qui ont chanté les trucs de couple avec plein de métaphores partout, mais le coup des vélos pékinois, on nous l'avait jamais fait ! Donc merci à toi Katie. On attend vivement les prochaines chansons quand tu vas comparer le mariage avec les lampadaires de Budapest et la maternité avec les plaques d'égoûts de Saint Pétersbourg.
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Publié dans Musique

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