"Monstres contre Aliens" de Dreamworks
Avec Disney, quand on voulait voir un dessin animé au cinéma, on devait prendre un gamin et l'accompagner. Comme ça, amener le neveu au cinoche, c'était la bonne excuse pour se mater un bon Disney.
Et puis sont arrivés Pixar (avec "Toy Story" en 1995) et Dreamworks (avec "FourmiZ" en 1998) qui ont fait des films d'animation destinés à la fois aux gamins et aux adultes.
Les gamins y trouvaient une histoire un peu débile mais à leur portée tandis que les adultes y trouvaient une avalanche de références (essentiellement cinématographiques) et des doubles sens dans les dialogues.
Bref, progressivement, on s'est fait à l'idée de ne plus avoir besoin du neveu pour aller au cinoche. De toute façon, les neveux ont grandi et ils vont plus voir des dessins animés au cinéma. Ils préfèrent jouer avec leur XBox et fumer des oinjs.
Hier, c'est donc tout simplement qu'avec Rachel et Gaëtan, on est allé voir "Monstres contre aliens", le dernier Dreamworks.
En gros, l'histoire, ce sont des aliens qui débarquent sur Terre pour la détruire et l'armée n'a qu'une solution pour riposter : envoyer les monstres qu'elle a enfermés durant des décennies et dont la nouvelle acquisition est Suzanne, une femme super grande et super forte.
La bande annonce pour mettre des images sur ces mots :
Comme toujours, attention, la suite contient des spoilers...
Bon, pour faire simple, tout tient en un seul mot : NUUUUUUUUUUL !!!!!!
Les personnages n'ont aucune profondeur. On a du mal à les différencier du point de vue de leur personnalité. A part Bob la gélatine stupide ("un cerveau, ça sert à rien"), les autres sont excentriques et excessifs. Mais ça plaît aux gamins, donc il faut s'y faire.
Mais c'est précisèment ça le problème. L'histoire simple, des personnages grotesques. On est en face d'un simple film d'animation comme on peut en voir à la pelle sur les chaînes du cable ou du satellite lorsqu'on se laisse emporter dans un zapping désespéré. Donc rien de nouveau.
Côté références cinématographiques: c'est l'avalanche. Donc on se plaît à reconnaître "L'attaque de la femme de 50 pieds" lorsque Suzanne grandit. Dans la prison des monstres, on sourit en reconnaissant Steve McQueen dans "La grande évasion" lorsque Bob fait rebondir une balle puis son oeil sur le mur de sa cellule. Mais au bout d'un moment, on se dit "Ouais et alors ?" et on décroche. Le problème étant qu'il n'y a aucune subtilité dans ces références et dans la façon de les amener. Rien d'autre que des juxtapositions.
En conclusion, j'ai très peu aimé les films de Dreamwords Animation. Pour moi, seuls valent "FourmiZ" et "Chicken run" qui sortent du lot (et je n'ai pas vu "Shrek" mais d'après Rachel, il vaut le détour) et "Monstres contre aliens" ne change rien.
Vivement "Là-haut" le prochain Pixar...
Références :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=123533.html
http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/04/01/03002-20090401ARTFIG00435-une-sortie-en-3d-tres-limitee-.php
http://www.slate.fr/story/3499/la-3d-fait-mal
Critiques :
http://thegreatmoviepictureshow.over-blog.com/article-29989448.html
http://www.toujoursraison.com/2009/04/monstres-contre-aliens.html
http://www.dorffer-patrick.com/article-29881158.html