"Slumdog millionaire" de Danny Boyle

Publié le par Arno

Avec Rachel, on est finalement allé voir "Slumdog millionaire". Je dis "finalement" parce que c'était pas facile de caler un rendez-vous entre ses sorties entre copines, sa gym suédoise et tout.

En fait, c'est lorsqu'elle s'est rendu compte que toutes ses copines avaient vu ce film qu'elle s'est décidée à réserver une soirée pour y aller à son tour. Et je dis bien toutes ses copines ! Je pense que c'est ça qui a fait qu'on y soit allé ensemble. Elle aurait trouvé une copine qui ne l'avait pas vu, elle aurait surement programmé une soirée cinoche avec elle. Ok, je fais un procès d'intention. Mais tout de même.

Bref, on est allé voir ce film ensemble. Rachel, dans la file d'attente pour acheter les tickets, elle avait déjà pas mal de commentaires de ses copines sur le film. Elle voulait partager tout ça avec moi. Mais moi, j'ai pas écouté. Je voulais rien savoir sur ce film. Je voulais le découvrir.

C'est vrai quoi ! Le film est présenté comme l'événement de l'année. Récompensé aux Oscars. Réalisé par Danny Boyle qui avait déjà marqué toute une génération avec "Trainspotting". Forcèment, on sent le phénomène et on cherche à en profiter pleinement.

Bon, le pitch du film, c'est un "chien des bidonvilles" à Mumbay qui participe à l'émission "qui veut gagner des millions ?" C'est tout, mais c'est déjà pas mal.

La bande annonce pour vous mettre dans le bain :



A partir de maintenant, faisez bien attention, la suite contient des spoilers. Vous voilà prévenus.

Donc au final, le film, vachement décevant. Du moins pour moi. Rachel a adoré. L'histoire d'amour, les costumes, la musique. Elle est sortie avec des étoiles dans les yeux. Moi. Rien. Que dalle. D'où un super débat entre nous deux. Elle a essayé de me convaincre, mais elle ne m'a pas fait changer d'avis (d'ailleurs, pourquoi changer d'avis puisque j'avais raison).

Perso, j'ai trouvé tout ça fade, prévisible, avec une bonne grosse dose de morale bien pénible au passage. Je m'explique.

 Moi je dis: c'est fade !!! C'est du Danny Boyle et je m'attendais à quelque chose qui pulse bien. Et le début du film, ça pulse effectivement bien. Les anecdotes s'enchaînent. On se tape trois lignes narratives différentes : Jamal petit qui montre comment il a acquis les réponses au jeu "Qui veut gagner des millions?", le face à face Jamal et l'animateur de l'émission, Jamal avec le flic qui l'interroge pour savoir comment il connaît les réponses. Très fort ça ! Et puis une fois qu'on a passé cette superposition, ça devient linéaire. Bêtement linéaire.

Pour ce qui est de l'histoire, c'est suuuuper fade. L'histoire d'amour entre Jamal et Latika, j'y crois pas un seul instant. Il se rencontre quand ils sont gamins. Ils sont ensuite récupérés et dressés par l'éleveur de petits mendiants en batterie avant de se perdre de vue. MAIS Jamal pense toujours à Latika et il va passer sa vie à essayer de la retrouver.

Et puis en fait, tous les personnages sont fades. Ils sont soit méchants (le fric qui torture, l'animateur qui tend des pièges à Jamal, l'éleveur de gamins qui crève les yeux des enfants, Salim, le frère de Jamal, qui vire mal) soit ils sont gentils (le couple Jamal et Latika... et c'est tout...). Ca fait trop manichéen à mon goût.

 Moi je dis: c'est prévisible !!! Ouais parce qu'on se doute que Jamal va tout rafler à la fin. La fille et le fric. J'ai fait un petit effort en me disant que non, ce serait trop facile et qu'au final, il va paumer le fric mais il aura au moins la fille. Pour un happy end du genre "on est pauvre, mais on s'aime et c'est notre plus grande richesse" (bouah!!!). Mais non, même pas. On a droit à la totale. A la fin, Jamal se barre avec le fric et la fille.

 Moi je dis: la bonne grosse dose de morale bien pénible au passage !!! L'amour plus fort que tout. L'amour qui gagne à la fin. Malgré les difficultés. Latika est quand même la prisonnière d'un chef de gang, avec des hommes de main vachement pas rigolards. Mais l'amour ne peut rien contre les hommes de main et tout. Mouais.

Et on a même droit au thème de la rédemption. Salim, le frère de Jamal, il a mal viré. Il est même homme de main du méchant chef de gang qui garde Latika. Finalement, malgré tous ses mauvais coups, il cherche la rédemption à la fin en libérant Latika. Et comme ça ne suffit pas parce qu'il en a tout de même fait des grosses saloperies, il s'embarque dans une mission suicide où il se rebelle contre son propre gang avec le bain de sang qui va bien. Ouah ! Quel courage !

Alors forcèment, après tout ça, moi, "Slumdog millionaire", ben j'achéterai peut être le DVD à Rachel, mais elle se le regardera toute seule. Ou avec ses copines. Mais en tout cas, ce sera sans moi.

PS: Et je suis même rentré dans la polémique concernant l'exploitation des gamins pauvres de bidonvilles !!!!

Références :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129924.html
http://www.showbizz.net/articles/20090225095906/les_enfants_slumdog_millionaire_auront_nouveau_toit.html
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K
Plutôt que de réfléchir deux minutes au choix de votre film, vous avez préféré suivre la mode et aller voir le film "oscarisé", comme on lit le "goncourt" chaque année, tout en vous assurant les bonnes grâces de votre moitié. Navrant.Et bien mal vous en a pris puisque vous n'avez pas apprécié le film. Si vous y étiez allé pour les bonnes raisons, vous auriez sûrement apprécié.Bref tout ça pour dire que vous auriez mieux fait d'aller voir Client Eastwood injurier des noirs et des asiatiques en buvant de la bière. C'est probablement son dernier film en tant qu'acteur, et il est excellent. Mais je désespère de vous voir un jour être suffisamment intelligent pour suivre mes conseils avisés. A part peut-être pour la musique...
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A
<br /> <br /> Je vais suivre votre conseil et aller voir Clint Eastwood injurier des noirs et des asiatiques <br /> <br /> <br /> <br />