Mon pire cauchemar

Publié le par Arno

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Je vous ai récemment raconté mon "exploit" lorsque j'ai sauvé une femme et son bébé prisonniers d'une voiture en flammes et blablabla.

Je vous ai dit que j'avais raconté tout ça dans un article parce que Rachel avait vu que si on raconte pas ça, après, on fait des cauchemars terribles qui vous font réveiller en pleine nuit en poussant des cris terribles avec des grosses gouttes de sueur qui coulent sur le front et tout.

Perso, je n'avais rien de tout ça. Et la conclusion de Rachel était sans appel : si tu fais pas de cauchemars, ça veut dire que tu gardes tout ça en toi et c'est pire.

Ben elle est sympa Rachel, mais depuis que j'ai raconté cet exploit, je dors de moins en moins bien. Et le pire, c'était la nuit dernière.

Punaise le sale cauchemar de malade !!!!

Ca commence bizarrement. Ca finit aussi bizarrement (voir plus bizarrement que ça n'avait commencé). Mais au milieu, voilà à quoi ça ressemblait.

Je glande à la maison. Je bouquine un magazine confortablement installé dans le canapé.

Ding dong ça fait à la porte. Je pose mon magazine, me lève et vais vers la porte de l'entrée. J'ouvre la porte et là, qu'est-ce que je vois ? Une femme rousse, longs cheveux frisés, avec des tâches de rousseur réparties chaotiquement sur son visage, toute de noire vêtue. Pour faire court : l'horreur absolue !

Moi : Vous désirez ?
Elle : Vous.
Moi : Huh ?
Elle : Je peux entrer ?
Moi : Nan ! Si je devais laisser entrer toutes les filles qui me désirent, ce ne serait plus un appart, ce serait un poulailler !

Et là, la fille, elle m'écoute pas et elle entre naturellement, se dirige vers le salon et me demande de m'installer sur le canapé parce que ce qu'elle a à me dire est grave et important. Bon, j'étais de bonne humeur, donc je rouspète pas trop et je m'installe sur le canapé.

Une fois installé, elle se présente.

Elle : Je suis la Mort.
Moi : Je vous imaginais pas trop comme ça.
Elle : Vous imaginiez un mec chauve avec une faux ?
Moi : C'est ridicule, mais oui.
Elle : Non, vous avez raison. Le mec chauve avec la faux, on l'a. C'est Jean-Luc.
Moi : Ah !
Elle : Moi, je suis stagiaire.
Moi : Hmm !
Elle : Je m'appelle Natacha.
Moi : Ok !
Elle : Et en fait, je suis venue vous voir parce qu'on a un soucis d'inventaire.
Moi : Du genre ?
Elle : Ben... pour faire rapide, quand quelqu'un meurt, on le récupère, on met de côté ce qui peut encore servir et on refait quelqu'un avec ces morceaux opérationnels. En fait, on fait du neuf avec du vieux. On fait les bébés avec des morceaux de gens morts. Ca se voit pas parce qu'on fait ça super bien. Mais c'est comme ça que ça tourne.
Moi : Ouah ? Quelle organisation !
Elle : Ouais, sauf que là, on est en manque de morceaux.
Moi : Et pourquoi vous me dites ça ?
Elle : Parce qu'on devrait vous récupérer dans une semaine.
Moi : Vous voulez dire que je suis censé mourir dans une semaine.
Elle : Oui.
Moi : Et ?
Elle : Et vu qu'on est en rupture de stock avec les corps, on voulait savoir si vous pouviez nous avancer une partie de votre corps pour qu'on soit pas gêné pour les livraisons qu'on doit assurer prochainement.
Moi : Vous voulez que je meurs de suite alors que c'était prévu pour dans une semaine ?
Elle : Non ! Pas du tout ! Vous êtes programmé pour dans une semaine, on peut pas changer ça.
Moi : Alors vous voulez quoi ?
Elle : Ca nous arrangerait bien si vous nous laissiez une partie de votre corps, et vous continueriez à vivre avec le reste pendant la semaine qui reste et dans une semaine on prend tout le reste, comme prévu.

La conversation s'arrêtait comme ça. Brutalement. L'image suivante, c'était moi, réduit à une tête, posée sur le canapé, en train de lire un magazine que Natacha avait laissé ouvert devant moi sur le canapé avant de partir. Et moi, je demandais "Quelqu'un peut tourner la page ? J'ai fini de lire celle-là !"

Alors les coming out à but thérapeutique : plus jamais !

Référence :
Le tableau en médaillon, c'est "Le cauchemar" (1790 / 1791) de Johann Heinrich Füssli (1741 - 1825).
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Publié dans Ma vie

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K
Vous auriez pu lui laisser votre cerveau, vu qu'il ne vous sert plus depuis bien longtemps.
Répondre
A
<br /> Quel cerveau ?<br /> <br /> <br />
M
Ah oui, quand même...M.
Répondre
A
<br /> Ouais, carrèment !<br /> <br /> <br />
A
On dirait une scène à la Tim Burton... j'adore!
Répondre
A
<br /> Rachel a moins adoré <br /> <br /> <br />