Mon petit séjour chez le chacurtier
Hello I'm back !Alors tout d'abord, je vais bien !
C'était pas évident mais j'ai tout bien géré. As usual...
Donc qu'est-ce qui a bien pu justifier une absence aussi longue de posts sur votre blog préféré ? Ben c'est pas compliqué. Nettement moins compliqué que les rumeurs que j'ai vu circuler à mon sujet et je tiens d'ailleurs à mettre un terme à tout cela. Donc non, je n'ai pas aidé les chinois à envoyer des taikonautes dans l'espace. Non, je n'ai pas aidé les américains pour l'élaboration du plan Paulson. Non, je n'ai pas écrit la mise en scène du dernier spectacle de Ségolène Royal. Non, je n'ai pas tué Paul Newman. La réalité est beaucoup plus simple et tristement banale : j'ai eu l'appendicite.
Ahlala, c'était vraiment pas une partie de plaisir. Je me roulais par terre de douleur et tout. Mais après quelques minutes d'analyse, j'ai vite compris que j'avais l'appendicite. Les symptômes sont simples, et surtout j'avais pris option "secourisme" au bac donc ça m'a paru évident. Du coup, j'ai pris la voiture et je suis allé directement aux urgences parce que faut pas attendre quand on a ça, sinon, ça peut s'aggraver.
Sur le chemin, j'ai eu un petit contretemps. A un moment, j'ai vu un mec sur le trottoir qui a brusquement porté sa main droite sur son épaule gauche avant de s'effondrer sur le sol. J'étais écoeuré parce que personne n'a réagi. Enfin si, quelques personnes, mais ils se sont contentés de rester autour du pauvre monsieur sans savoir quoi faire. Ca m'a trop énervé. Alors j'ai arrêté ma voiture et je me suis approché. C'était vachement grave ! le mec, il venait de faire un arrêt cardiaque et personne ne semblait savoir ce qu'il fallait faire dans ce genre de situation ! Alors malgré ma propre douleur, je lui ai fait un massage cardiaque. Ouais parce que quand la vie de quelqu'un est en danger, ton appendicite, tu l'oublies vite. Après une bonne grosse minute de massage cardiaque, le mec est revenu à lui. Il avait pas les idées super claires, alors je lui ai proposé de l'amener aux urgences puisque c'est là que je me rendais également. Et voilà comment je suis arrivé aux urgences avec mon cardiaque ressuscité qui a été rapidement pris en charge. J'étais un peu à l'ouest et c'est lorsque l'infirmière m'a dit qu'elle me tiendrait au courant de l'évolution de l'état de santé du cardiaque que j'ai réalisé que j'étais moi-même venu pour une appendicite. Comment je suis tête en l'air des fois...
Elle m'a alors inscrit pour une échographie. Perso, je savais que ça ne servirait à rien. Juste à confirmer mon diagnostic. Mais vu comment ils sont susceptibles les médecins avec leurs 7 années d'études, j'ai accepté. Sauf que ces 7 années d'études, des fois, c'est pas très probant. Ca s'est vite confirmé lorsque je me suis retrouvé sur un canap' avec de la crème sur le bide et un mec qui appuyait sur plein de boutons sur son appareil sans parvenir à obtenir le programme nécessaire pour son examen. Heureusement, j'avais un peu d'expérience avec les échographes. Donc j'ai pu l'aider un peu. Après quelques secondes à me passer la sonde sur le bide, je lui ai montré mon appendicite qui était vraiment grosse, alors je lui ai dit "voilà, on peut pas la louper, elle est là !" Il a répondu "Ah ouais, elle est énorme !" En y repensant, je réalise que c'était la première fois qu'un mec me disait ça... Mais sur le moment, j'avais juste l'impression de compléter sa formation. Bref, il venait de confirmer que c'était l'appendicite, donc on a pu avancer.
Ils ont ensuite préparé le bloc opératoire pour moi parce que forcèment une intervention chirurgicale était inévitable. Pendant ce temps-là, ils m'ont mis un joli pyjama qui fait prendre l'air à tes fesses. Trop sexy. Et puis j'ai attendu patiemment. Mais bon, on s'ennuit vite dans une chambre d'hôpital, alors je suis sorti faire un tour dans les couloirs. C'est en faisant un petit tour que je suis tombé sur une secrétaire médicale qui pestait contre une imprimante. Elle avait l'air vraiment perdu. Vu que j'avais un peu de temps devant moi, je lui ai demandé ce qui n'allait pas. C'est là qu'elle m'a sorti toute son histoire comme quoi elle avait des documents à imprimer et blablabla. Bon, je la laisse baratiner parce que ça l'aidait à gérer son stress. C'est un truc qu'on apprend en cours fac de psychologie. Ouais, je sais, j'ai quelques restes qui peuvent s'avérer utiles. Pendant ce temps, je regardais son ordi et, je ne sais pour quelle raison, ses drivers étaient pas à jour. Donc j'ai dû réinstaller ses drivers et son imprimante s'est mise à fonctionner correctement. Du coup, elle était contente et tout. Comme quoi, faut pas grand chose pour rendre une secrétaire médicale heureuse.
Là-dessus, une vieille dame en blouse blanche déboule et me dit que la salle d'opération est prête. Je la suis jusqu'à un vestibule où là, elle hésite pas une seule seconde et elle me dit "tout nu !" Ouah ! J'adore les femmes qui savent ce qu'elles veulent ! Je me retrouve donc à poil devant une mamie qui me demande de m'allonger sur le dos sur un brancard. Là, elle m'a tout bien rasé. J'ai réalisé à ce moment-là que si Rachel me l'avait demandé avec la bonne forme d'autorité adéquate, je l'aurais fait moi-même pour Rachel. Mais bon, ses "tu ne voudrais pas te raser pour moi ?" tout timides, de toute évidence, ce n'était pas assez convaincant pour moi. Néanmoins, elle pourrait en profiter quand je retournerai à la maison.
Dix minutes plus tard, la mamie en blouse pousse le brancard dans la salle d'opération. Là, tout le monde était prêt. Tout le monde avec son petit attirail à côté, et le toubib avec ses gants et ses mains levées. "Salut les gars, moi, c'est pour une appendicite, vous allez voir, c'est pas compliqué !" que je dis. C'était pour les rassurer. Parce que c'est vrai, c'est pas compliqué une appendicite et y'a pas besoin de stresser pour si peu. "Vous êtes tentés par quoi ? Une incision de Mac Burney ou vous préférez une petite laparoscopie ?" Le chef a juste répondu "Endormez-le !" 10 secondes plus tard, je dormais. Et je me suis réveillé 2h plus tard avec un gros pansement sur le bide, et un gros mal de tronche.
Voilà ce qu'il s'est passé réellement. La suite... ben ce sera peut être pour une prochaine fois. Parce que forcèment, y'a plein de trucs à raconter. Mais bon, j'aime pas trop parler de moi. Donc je vais m'arrêter là.
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