Duo Carla Bruni - Dalaï Lama
Hier, dans les actus, y'avait cet événement assez particulier : la rencontre entre Carla Bruni et le Dalaï Lama. Déjà, c'est assez hors norme.
Et puis dans les images publiées pour couvrir cet événement, il y avait une photo assez particulière. Mais je l'ai perdue. Et je le regrettais bien.
Et puis j'ai constaté que je n'étais pas le seul à avoir flashé sur cette photo parce que Dick Shaver la reprenait également sur son blog.
Du coup, double satisfaction ! Je retrouvais une trace de cette photo. Et en plus, j'avais droit au commentaire de Dick (que je vous laisse découvrir sur son site).
Mais la photo dont je vous parle, la voici :

Splendide n'est-ce pas ?
Bon, après avoir reçu l'écharpe blanche et avoir posés pour les photos, Carla Bruni et le Dalaï Lama se sont entretenus au calme pour papauter en toute discrétion.
Non mais vous imaginez le dialogue entre ces deux-là ? Non ? Ben moi, si. Ca devait donner un truc dans ce genre (en noir, le Dalaï Lama, en rouge, la Carla Bruni) :
Bonjour chère Première Madame de la France. Je suis ravi de vous rencontrer. Désirez-vous m'entretenir au sujet de quelque chose en particulier ?
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Vous savez, dans le bouddhisme, on ne voit pas les choses tout à fait comme ça. La vie a sa valeur, et elle est vraiment importante. Tellement importante qu'en réalité, elle est infinie puisqu'on a un système de réincarnations. Très pratiques les réincarnations. Ca nous fait durer fachement plus longtemps que ceux qui ont qu'une seule vie.
Elles passent en un instant comme fânent les roses.
Oui, en effet, une réincarnation, ça passe assez vite. Mais on a quand même le temps de faire des trucs. Et puis, elles s'enchaînent, n'oubliez pas ! Donc au final, ça fait une sacrée durée.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud que de nos chagrins
Je vous sens très passionnée, mais c'est normal, vous êtes encore jeune. Par contre, je comprends pas trop votre phrase. Il me semble qu'elle est mal construite. Ou alors il y a quelque chose qui m'a échappé.
Il s'en fait des manteaux pourtant quelqu'un m'a dit...
Ah ok, donc le temps qui est un "salaud" fait des manteaux avec de nos chagrins. J'avais pas pigé. Mais vous savez, faut pas couper vos phrases, parce que sinon, on comprend pas tout. Et puis je suis un vieux monsieur et je suis encore attaché à certaines règles grammaticales. Comprenez-vous ? Donc ok, le temps, nos chagrins, les manteaux, j'ai pigé. Et donc ? Oui ? Quelqu'un vous a dit quoi d'autre ?
Que tu m'aimais encore,
Ah ben je vous aime bien, c'est vrai, comme j'aime tous les individus sur terre. Mais vous semblez penser que je vous affectionne plus que les autres personnes. Qui vous a fait croire cela ?
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Oui, ok, d'accord, mais c'est vague ça, de dire "c'est quelqu'un". Je me doute bien que c'est quelqu'un. Je vous demandais juste qui est cette personne et j'attendais une réponse un peu plus précise.
Serait-ce possible alors ?
Ben ça dépend de vous. Si vous décidez de me donner un nom précis, oui, c'est possible, mais vous ne répondez toujours pas à ma question.
On me dit que le destin se moque bien de nous
Ouah mais vous n'êtes pas facile à suivre ! Mais ok, si vous vouez parler du destin, on va parler du destin. Donc dans le bouddhisme, il n'y a pas de personnification du destin comme vous le faites. Notre vie est guidée par les conséquences de nos propres agissements, et il n'y a rien là-dedans qui pourrait faire croire que le destin serait indépendant de nos actes. Et encore moins que le destin jouerait de nous.
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Une fois de plus, au risque de me répéter, nous possédons notre propre destinée. Donc les promesses du destin ne sont que les propres promesses que nous nous faisons. A nous de les tenir ou pas.
Paraît qu'le bonheur est à portée de main,
Mais oui, c'est un grand principe du bouddhisme. Nous cultivons quotidiennement notre bonheur. A la fois de manière individuelle mais également collective.
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Mais non, on tend la main et les gens vous serrent la main en retour. Ca me rappelle ce jeu que vous affectionnez en France. Vous tendez la main pour dire bonjour, et quand l'autre personne s'apprête à vous serrer la main, vous retirez la votre au dernier moment. Je n'ai jamais compris cette attitude. On fait pas ça au Tibet.
Pourtant quelqu'un m'a dit ...
On vous a dit quoi au sujet du Tibet ? Qu'on fait des blagues pourries comme ça ?
Que tu m'aimais encore,
Ah mais vous revenez encore avec cette rumeur ? Mais qui a bien pu vous dire une chose pareille ?
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Mais ça me dit pas qui vous l'a dit !! J'ai l'impression que vous essayez de me faire tourner en bourrique.
Serait-ce possible alors ?
Quoi ? De me prendre pour une bourrique ? Non, pas tellement, parce que je suis un mec totalement zen, avec plein d'heures de méditation au compteur. Donc je garde le contrôle absolu de moi.
Mais qui est ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais?
Mais j'en sais rien !! Je suis complètement étranger à ces rumeurs. Mais vous, vous ne vous rappelez pas de l'endroit où vous avez entendu cette rumeur ?
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit,
Mouais, en effet, c'est pas un indice d'une pertinence cruciale. Vous n'avez pas d'autres éléments plus exploitables ?
J'entends encore la voix, mais je ne vois plus les traits
Dommage pour les traits. Et cette voix, elle vous dit quoi ?
"Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit"
Ah ben voilà, vous vous rappelez de quelque chose ! Et cette voix vous était familière ?
Tu vois quelqu'un m'a dit...
Ouhla ! Vous tirez des conclusions un peu trop hâtivement ! Il était tard et vous avez juste entendu une voix. Il faut encore essayer de trouver des indices.
Que tu m'aimais encore, me l'a t'on vraiment dit...
Huh ? Ah ok, vous en êtes encore à continuer vos phrases tronquées. Sérieux, j'ai du mal à vous suivre. Mais bon, j'ai pas trop le choix. Je vais essayer de m'adapter. Donc effectivement, compte tenu de la piètre qualité de vos souvenirs, je comprend vos doutes. Mais s'il vous plaît, arrêtez un peu avec vos phrases tronquées.
Que tu m'aimais encore, serait-ce possible alors ?
Mouais, je crois que vous êtes en train de détruire des années et des années de méditation et de contrôle de soi. Sérieux, je vais pêter un câble avec vos conneries. Déjà, les chinois, ils me pètent les couilles, mais les français, c'est pas mieux. Je suis venu en France juste pour visiter un nouveau lieu de prière bouddhiste et au final, tous vos politiques me sautent dessus pour être pris en photo avec moi. Et maintenant, je me tape le show biz !
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fânent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s'en fait des manteaux,
Pourtant quelqu'un m'a dit...
Non mais vous me l'avez déjà dit tout ça ! Vous me prenez vraiment pour un bouffon ! En plus vous sortez les mêmes trucs. Vos réflexes débiles et vos phrases pas finies. Et là, je suis sûr que vous allez me sortir encore une fois "Que tu m'aimais encore"
Que tu m'aimais encore
Oh et puis merde ! Vous me faites tous chier ! Je me casse !
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Mais ta gueule !
Serait-ce possible alors ?
Meeeeeeeerde !!!!!!!
Voilà. Et le Dalaï Lama quitte la France aujourd'hui. Je le comprends.