"The social network" de David Fincher

Publié le par Arno

http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1531636659.jpgBon, ça y est, avec Natacha et Gaëtan, on a vu "The social network" de David Fincher. C'était pas facile de trouver une séance qui convenait à tout le monde, mais on y est parvenu. Oui parce que ce film, à la fois Natacha et Gaëtan voulaient le voir. Une première !

 

Gaëtan était attiré par le côté geek de l'histoire et était persuadé qu'il allait enfin découvrir l'origine de ce satané poke que tout le monde se transmettait au début de facebook (parce que maintenant, je ne suis plus très sûr qu'on s'en envoie encore beaucoup).

 

Natacha était plus attirée par l'esthétisme des films de David Fincher avec des travellings de caméra qui passent partout ("Fight club", "Panic room") et des ambiances un peu glauques ("Zodiac", "Seven", "Alien 3"), le tout filmé comme un clip vidéo ("Fight Club").

 

Et puis moi, je suis au milieu. A croire que j'étais capable d'apprécier tout ce que la bande annonce semblait promettre de bien sur le film (hormis cette étrange reprise de "Creep" par Scala & Kolacny Brothers) :

 

 

 

Et finalement, est-ce que le film tient ses promesses ?

 

Bah faut croire que oui. Parce que Gaëtan était tout content d'entendre parler de serveurs apache, de langage PHP, de bits de checksum et de voir un éditeur emacs sur grand écran. A l'opposé, Natacha a aimé l'ambiance un peu sombre (prédominance du jaune pisse tout au long du film qu'on remarque déjà dans la bande annonce), sa fluidité, et les bonnes répliques comme celle de Erica quand elle largue Mark Zuckerberg : "You’re going to be successful and rich, but you’re going to go through life thinking that girls don’t like you because you’re a tech geek. And I want you to know, from the bottom of my heart, that won’t be true. It’ll be because you’re an asshole." et celle de l'assistante de l'avocat qui lui fait un peu écho : "You’re not an asshole, Mark — you’re just trying so hard to be".

 

Et puis moi, pareil, j'ai apprécié pour les mêmes raisons. Je rajouterais uniquement que la musique de Trent Reznor (Nine inch nails) donnait un bon rythme au découpage du film et que je n'avais pas retrouvé ce montage façon clip vidéo depuis "Fight club". Donc un vrai régal de 2h que je n'ai pas vu passer et je suis ravi de ne pas rester sur l'étrange impression que m'avait laissé "L'étrange histoire de Benjamin Button".

 

Bon, derrière l'histoire qui est raconté, on nous avait prévenu que le scénario est une interprétation de la personnalité de Marck Zuckerberg réalisée à travers des entretiens avec des gens qui le connaissent. Que ce n'était pas un film dont le but était de glorifier ou de démonter le fondateur de facebook. Que ça dénonçait le prestige pas forcèment justifié des clubs que l'on peut trouver dans les grandes universités américaines. Et tout.

 

Mais c'est peut être parce que Mark Zuckerberg me fait terriblement penser à Sheldon de la série "The big bang theory" que j'acceptais son comportement arrogant et associal. Et c'est sans doute parce que je ne sais rien de l'influence que les clubs de Harvard ont que je ne me suis pas attardé sur leur "dénonciation". Du coup, je suis peut être passé à côté de quelque chose, mais je sais à peu près de quoi il s'agissait.

 

Par contre, le truc qui m'amuse, c'est que les acteurs ont tous au moins 6 ans de plus que les vrais protagonistes. A l'exception de Justin Timberlake qui n'a que 4 ans de plus que Sean Parker qu'il incarne. Du coup, on a Mark Zuckerber de 20 ans qui est joué par Jesse Eisenberg qui en a 27.

 

Pour comparer, Lolita qui a 12 ans chez Nabokov était jouée par une actrice de 16 ans chez Stanley Kubrick et de 17 ans chez Adrian Lyne. On serait presque tenter de croire qu'il est plus subversif de montrer un mineur milliardaire qu'une mineure allumeuse.

 

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Social_Network

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=147912.html

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/10/12/the-social-network-plongee-dans-les-eaux-troubles-de-facebook_1424522_3476.html

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Mabrouk 19/10/2010 20:52



On ne peut pas avoir 50 millions d'amis sans se faire quelques ennemis.



Arno 21/10/2010 08:57



Waouf !