"Somewhere" de Sofia Coppola

Publié le par Arno

http://collider.com/wp-content/uploads/somewhere_poster_sofia_coppola-389x600.jpgUn nouveau Sofia Coppola ? Mais comment que je voulais trop voir ça !

 

Natacha, elle était pas trop tentée. Pas du tout même. C'est d'ailleurs à cause de cette divergence qu'on est arrivé à devoir faire un compromis. Et c'est pour "Somewhere" que j'ai dû me farcir "Les émotifs anonymes".

 

Et puis est arrivé le moment d'aller voir "Somewhere"'.

 

Enfin ! Ma soirée ! Mon choix de film !

 

Mon erreur...

 

La bande annonce dans laquelle j'avais cru voir un super film :

 

 

 

Ca commençait pourtant super fort.

 

Premier plan : un plan fixe sur une portion de piste de course sur laquelle une ferrari fait des tours. Ca rappelait le plan fixe sur le popotin de Scarlett Johansson dans "Lost in translation".

 

A partir de là, tu te mets à imaginer la signature de Sofia Coppola. Alfred Hitchcock faisait une brève apparition dans ses films. Sofia Coppola commence les siens avec un plan fixe sur son personnage principal dans une scène solitaire. Ca claque !

 

Et puis finalement, tout le film semble être une pâle copie de "Lost in translation". Et ça devient un peu embarassant. Surtout à partir du moment où on se demande si Sofia Coppola, après le bide de "Marie-Antoinette", n'a pas essayé de retrouver le succès avec un film perfusé aux bonnes idées de "Lost in translation".

 

Une petite autopsie vite fait :

 

L'idée principale : une relation entre un acteur de cinéma à la dérive et une petite jeunette. Cette fois-ci, la petite jeunette est la fille de l'acteur, 11 ans, blonde, filmée toujours à la limite de la surexposition (qui rappelle continuellement "Virgin suicides").

 

La scène de la remise des prix par des maîtres de cérémonie qui parlent italien et où Johnny Marco se sent perdu mais qui se laisse malgré tout porter par l'ambiance. Ca rappelle immanquablement la scène d'introduction du show japonais avec l'animateur qui fait son love symbol avec ses mains.

 

D'ailleurs, la fille survitaminée qui fait l'interview rapide de Johnny Marco dans le hall de l'hôtel à Milan rapelle l'animateur japonais love symbol.

 

Et cette fille survitaminée qui traduit longuement les réponses laconiques de Johnny Marco rappelle un peu les consignes du metteur en scène japonais qui donnait des indications à Bill Murray pour le tournage d'une pub pour un whisky. Avec des indications trèèèès longues, traduites par un simple "more intensity" par le traducteur.

 

La conférence de presse avec les questions sans intérêt et les réponses sans originalité, on avait déjà vu ça avec la conférence de presse avec Anna Faris .

 

La crise d'insomnie à Milan, c'était un peu un des thèmes récurrents de "Lost in translation".

 

Les rares moments de complicité entre le père et la fille, comme la scène du tea party au fond de la piscine (cf bande annonce), rappelle un peu la soirée entre Bill Murray et Scarlett Johansson lors de la virée entre potes dans un Tokyo by night. La différence étant que la complicité entre Johnny Marco et sa fille, on ne parvient pas à y croire un seul instant.

 

Et puis les autres scènes, que l'on ne parvient pas à connecter à un autre film, ce sont des scènes creuses. Du genre "la voiture tombe en panne", "on va chercher une raquette de tennis".

 

Bref, je suis sorti déçu.

 

A tel point qu'après avoir quitté de la salle, je n'osais pas regarder Natacha dans les yeux. Je lui ai simplement dit qu'il y avait quand même de bonnes scènes dans "Les émotifs anonymes".

 


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Kevin 27/01/2011 13:47



Si le film de Coppola s'était terminé comme The Brown Bunny, il y a eu détournement de mineur à la clé.


S'est pas gêné pour se faire faire une gâterie, M. Gallo.



Arno 27/01/2011 20:26



Bon, je rajoute "top priority" en face de 'The brown bunny" dans ma TO SEE list.



guillaume 26/01/2011 14:48



Le premier plan, il m'a surtout fait penser à l'incroyable The Brown Bunny de Vincent Gallo, ce qui présageait du meilleur...


Effectivement, un peu déçu par ce nouvel opus qui est une redite (voir copie conforme comme tu l'as bien montré) de ses autres films (comme à chaque fois d'aillleurs) mais je pense que là, elle
tend vraiment vers l'abstraction. Et puis c'est vrai que Lost In Translation, c'était une histoire d'Amour (avec Scarletttttt) donc ça nous touchait donc forcément plus !


Et a quand même sa patte la Copolla ! Et puis comme je dis souvent : "si ça avait été un film Coréen, tout le monde aurait crié au génie !"


Vivement le prochain donc !



Arno 26/01/2011 23:17



Pas vu "The brown bunny". Rajouté à ma TOSEE list.


Par contre, vous êtes bien gentil, mon cher guillaume, mais j'aurais apprécié votre avis avant de me fourvoyer lamentablement dans la salle qui projetait ce film. Aussi, "le bon plan
de la semaine" gagnerait en intérêt s'il était accompagné du "mauvais plan de la semaine"



Kevin 25/01/2011 09:09



Et pis surtout y a pas Scarlett, et rien que ça, ça vous ruine un film.



Arno 25/01/2011 23:16



Ouais mais là, elle était vraiment trop vieille pour le rôle de la gamine.