Le mort de la semaine : David F. Friedman

Publié le par Arno

http://1.bp.blogspot.com/-zHsPQFcNjS8/TV3veSabJdI/AAAAAAAADYY/ZO7OMvRl-C4/s320/davidffriedman.jpgOumf oumf, c'est samedi, c'est le mort de la semaine et cette semaine le mort que j'ai retenu c'est : David F. Friedman !!!!

 

Et c'était qui David F. Friedman ?

 

C'était à la fois un scénariste, un acteur et un producteur américain. Un véritable touche-à-tout qui, à défaut de talent, était bourré d'idées toutes plus extravagantes les unes que les autres.

 

Son travail repoussa continuellement les limites du cinéma et contribua énormèment au développement des films de série B et plus particulièrement ceux du genre sexploitation.

 

Tout commence au début des années 60 avec l'histoire d'un mec qui imagine que tout le monde autour de lui est nu. Surtout les femmes, bien entendu.

 

Le résultat, c'est "The Adventures of Lucky Pierre" (1961) et la naissance de ce que l'on appelle les nudie cuties, films dont le seul but est de montrer des femmes à poil :

 

 

Il collabore ensuite avec le réalisateur Herschell Gordon Lewis (le père du genre gore) en produisant "Blood feast" (1963) avec Connie Mason (playmate du mois pour Playboy en juin 1963) dans lequel, non satisfait d'enlever les vêtements des nanas, il leur enlève également des morceaux de viande en tout genre. C'est l'ajout d'actes violents sur des femmes à poil qui donne naissance au genre roughie :

 

 

 

Fort du succès de "Blood feast", il enchaîne en produisant un autre succès dans le même genre, "Two Thousand Maniacs !" (1964), toujours de Herschell Gordon Lewis et toujours avec Connie Mason :

 

 


Ce film connaîtra un remake avec "2001 maniacs" (2005) de Tim Sullivan avec Robert Englund :

 

 

 

Explorant toujours un peu plus loin les limites, il introduit le genre Nazi exploitation, où les actes de violence sont commis par des méchantes nazis. Il tourne ainsi dans "Love camp 7" (1969) de Lee Frost et produit "Ilsa, She Wolf of the SS" (1974) de Don Edmonds :

 

 

Sans doute trop subversif pour son époque, ce genre ne se développera que très peu. Par contre, le genre women in prison, où les méchantes nazis sont remplacées par des taulardes, s'en inspire grandement et connaîtra un plus grand succès.

 

Et puis les années 70, c'est surtout l'âge d'or de porno hardcore qui sonne le glas des films de sexploitation. Mais cet âge d'or n'aurait jamais été atteint si des gens comme David F. Friedman n'avaient pas autant expérimenté leurs idées lubriques. C'est pourquoi il mérite bien d'être le mort de la semaine.

 

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/David_F._Friedman

http://culturopoing.com/Cinema/Mort+du+producteur+David+F+Friedman-3759

http://www.imdb.com/name/nm0293354/

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